Parce qu'il suffit de peu pour passer à côté de tout...

Parce qu'il suffit de peu pour passer à côté de tout...
Ils s'étaient rencontrés alors qu'ils n'étaient encore que des adolescents, vous savez ce moment de la vie ou on nous pousse à devenir adulte, on est sur le seuil de la porte qu'il nous faut pousser pour entrer dans cette vie si sérieuse. Bien évidemment ils étaient tombés amoureux, ils se sont tout donné,peut-être trop... ils se sont faits des promesses les yeux dans les yeux, se jurant un Amour éternel. C'était un de ces premier Amour que l'on veut faire rimer avec toujours. Ils y ont cru, mais la vie a repris son droit et ils ont du se séparer...
Le temps s'est écoulé, leurs chemins ne se sont jamais retrouvés... Mais, il a reçu une lettre, un jour... sur l'enveloppe il y avait son nom joliement calligraphié et il a su... Il a su que c'était elle, celle qu'il n'avait jamais oublié et à laquelle il pensait encore si souvent. Il était encore célibataire, n'avait trouvé aucune femme qui lui plaisait réellement. Il les comparait toutes à elle, qui avait fait son bonheur autrefois. Un chose est sûre, aucune d'entre elles ne lui arrivaient à la cheville. Il a simplement ouvert l'enveloppe avec une pointe d'angoisse. Il en a sorti la lettre et l'a lu. C'était une invitation, elle l'invitait, un samedi, sur la place d'un petit village voisin, elle lui demandait même de se mettre sur son trente-et-un... Alors que pouvait-il bien faire? Rien, il y ait simplement allé sans se poser la question...
Alors par un beau samedi de Juin, il s'est retrouvé sur une place, avec une boule au ventre qui ne le quittait plus depuis quatre jours. Il allait la revoir, celle qui avait illuminé la fin de sa vie d'enfant, celle qui lui avait fait découvrir l'Amour... Il était un peu en avance, alors il a simplement attendu, son regard rivé sur les aiguilles de l'horloge de l'Eglise... Bien évidemment il ne savait pas encore ce qu'il faisait là... Il était pourtant pleins d'espoir...
Et puis il a entendu des klaxons de voiture... il s'est retourné... il a vu des voitures aux rubans blancs, avec de belles fleurs... C'était un mariage. Il a continué à regarder les voitures se garer, les gens en sortir... il a même regarder la mariée dans sa robe de princesse. Il la trouvait belle avec ces plumes dans les cheveux... Elle a alors levé la tête vers lui et il l'a reconnu. C'était elle, dans cette si belle robe, elle qu'il trouvait si belle... Alors la boule au creux de son ventre a simplement éclaté et s'est éparpillée douloureuseument dans tout son corps, il avait compris...
Elle s'est approché de lui, lui a souri et l'a même embrassé sur la joue. Elle s'est approchée de son oreille et a murmuré: "Merci d'être là...". Elle l'a attrapé par le bras, l'a présenté à sa soeur et l'a fait placé au premier rang. Alors il s'est assis sur le banc froid de l'Eglise, avec tout son déséspoir. La musique a commencé, tout le monde s'est levé et un homme est entré dans l'Eglise, souriant et très bien habillé, surement le marié... Puis elle est arrivée, cachée sous son voile blanc... il l'imaginait sourire et se représentait son bonheur... Le curé a parlé, longtemps, il ne se souvient même plus ce qu'il a bien pu dire, il essayait juste de comprendre pourquoi elle avait voulu qu'il soit là, pourquoi elle l'avait invité. Et puis la phrase a retentit dans l'Eglise: "... acceptez-vous... de prendre pour époux...". Elles s'est tournée vers lui, assis sur ce banc, elle a attendu un instant... puis a dit un léger: "oui". Alors c'était ça? Elle était mariée avec ce type là dans son joli costume trois pièces? Déjà?
Il ne se souvient plus vraiment de la fin, de la suite de la cérémonie, ni même de la fête qui a suivi. Perdu dans ses pensées, il venait de la perdre, elle, son Amour... Qu'est-ce qui lui restait maintenant? Aurait-il encore le droit de penser à elle? Pourrait-elle encore lui manquer?
Il n'a jamais su qu'elle avait passé sa nuit de noces à pleurer... Pleurer alors que cela devait-être la plus belle nuit de sa vie. Il ne saura jamais le pourquoi de cette histoire... Non il ne saura jamais que si elle l'avait invité ce jour là c'était pour qu'il s'y oppose... Elle s'était dit que s'il venait et qu'il l'aimait encore, alors il tenterait de faire échouer la cérémonie. Elle avait voulu le mettre au pied du mur, elle avait rêvé qu'il crie un grand non dans cette Eglise... Qu'il lui dise qu'elle ne pouvait pas faire ça, qu'il l'aimait lui... Peut-être même qu'il aurait pu s'approcher de l'autel, soulever son voile et lui dire dans les yeux: "Je t'aime...", simplement. Elle aurait tout abandonner pour lui... Au lieu de ça, il s'était contenté de rester assis et de regarder le jeu se jouer sans lui... Elle lui en voulait... Ca tombe bien il lui en voulait aussi... Ils ne sauront jamais qu'il étaient faits pour être ensemble... Ils ne sauront jamais le bonheur qu'ils auraient pu vivre... Ils ne sauront jamais à quel point ils s'aimaient...

# Posté le dimanche 06 avril 2008 15:21

Modifié le vendredi 12 septembre 2008 18:45

Parce qu'il faut savoir pardonner... parfois

Parce qu'il faut savoir pardonner... parfois
Nous savons tous qu'il faut savoir pardonner les erreurs, seulement il est tellement plus facile de le dire que de le faire réellement. L'envie nous prend de vouloir pardonner, tracer un trait au feutre noir, mais il reste forcément de la rancoeur, un "je ne sais quoi" qui en veut encore au coupable pour ce qu'il a pu un jour nous faire. Alors on en vient à faire semblant, mais la blessure demeure et la relation reste amputée de cette dose de complicité et de confiance, tout est plus terne qu'autrefois. Alors le temps s'écoule et les chemins se séparent... Créer ailleurs ce que l'on a perdu ici.
Mais voilà, il s'agit d'un bout de ma famille... J'ai toujours tenu le disours du "je m'en fou... je ne pardonne rien.". Mais, il n'y a que les cons qui ne changent jamais d'avis... Elle est une part de ma famille, et la majorité de mon enfance, elle est ma grand-mère avant toute chose. Je ne sais pas combien d'années exactement se sont écoulées entre nos silences et notre ignorance... On a joué le jeu de "l'autre n'existe plus"... la vie continue même si ce doit être sans lui. Peut-être que cela a duré cinq ans... quoi que peut-être davantage encore... Toujours est-il que nos vies se sont écoulées, et elles ont apporté avec elles les mauvaises nouvelles. J'y ai beaucoup pensé, réfléchi à ce qu'il était préférable de faire. Mais je fais partie de ces gens à la fierté surdimensionée... J'ai simplement laissé le temps s'écoulé encore. Et puis on y pense encore plus, et on se dit que si l'on ne pardonne pas avant qu'il ne soit trop tard, on ne sait pas comment nous vivrons plus tard. Si le jour ou tout bascule je n'ai pas fait le premier pas, si je n'ai pas su lui montrer que je ne lui en voulait pas, je resterai dans un flou angoisssant... Ne pas savoir ce qu'elle était devenue, si elle m'en tenait rigueur, si de tout là haut elle m'en veut... Je ne veux pas vivre avec ce genre de regret... notre vie en compte déjà tellement alors mieux éviter de rallonger la liste... Alors j'ai fait le premier pas... et une chose est sûre; je ne regrette pas... Je sais aujourd'hui qu'il en est mieux ainsi... Ils sont nombreux les amis qui nous abandonnent et tracent leur route sans prendre le temps de se retourner sur nous... Si nous ne savons même pas garder notre famille, que deviendrons nous lorsque notre vie se cassera la gueule... que nous restera-t-il à part les regrets qui nous rongeront... J'ai déjà des regrets, sûrement que j'en aurais bien davantage dans quelques années... Mais j'aurais au moins cette certitude là; nous aurons su nous pardonner et créer un nouveau morceau de vie... Regardons droit devant nous... et faisons en sorte que demain ne soit pas pire qu'aujord'hui... Même si nous ne sommes pas maîtres de toute notre vie, ne gachons pas notre pouvoir et profitons de ce que nous pouvons avoir...

# Posté le mercredi 21 mai 2008 15:18

Modifié le mercredi 06 août 2008 16:10

J'aurais rêvé pouvoir lire ça...

J'aurais rêvé pouvoir lire ça...
Mon cher Amour, (ai-je encore le droit de t'appeler de la sorte? je ne sais pas, mais l'envie demeure pourtant...)

J'ai pensé à toi, et je me suis retrouvé assis à mon bureau pour t'écrire ces quelques mot. J'écris cette lettre sans savoir ou tout cela va me mener... Il y a comme un manque ici, un vide que je ne parviens pas à combler. Il s'agit sûrement de ton absence, de ne pas te savoir tout près de moi, et me souvenir que tu n'es plus à moi. Il est vrai que tout cela est ma faute, puisque j'ai fait le choix de mettre fin à notre histoire, je pourrais dire à mon Amour mais ce n'est pas le cas. Je sais que cela peut paraître étrange... je t'ai fait du mal, je t'ai même fait pleurer, lorsque, les yeux dans les yeux, je t'ai annoncé que je préférai nous abandonner là, ne plus être "nous" et redevenir "je". Tout ce que nous avons pu et ce que nous avons su vivre ensemble fut parfait, je n'en regrette rien, à part bien sure la fin. J'ai aimé chacun des moments passés à tes côtés, nos rires chaleureux, nos regards langoureux, nos baisers amoureux... et puis toi aussi... enfin surtout toi. Je n'ai jamais su le dire, mais l'écrire me paraît plus simple, sûrement parce que je n'ai plus la crainte de t'effrayer, ni de te faire fuir. Ne me demande pas pourquoi je te quitte, si je t'aime... Même pour moi la situation est compliquée et inexplicable. Je t'ai abandonné et pourtant... Et pourtant je pense à toi chaque jour, et chaque nuit aussi, bien souvent je me surprends même à rêver de toi... enfin de nous surtout, tu me manques, toi toute entière, l'idée de te savoir dans les bras d'un autre me fait souffrir au plus haut point, l'idée que tu ne sois pas la femme de ma vie m'est impossible à supporter,... Te savoir loin de moi me tourmente, mais c'est sûrement bien fait pour moi... puisque je suis le seul à avoir fait ce choix. J'aimerai simplement que tu ne m'oublies pas... j'ai besoin de savoir que tu penses à moi comme je pense à toi... que tu m'aimes autant que je t'aime...
Je ne peux pas te demander de m'attendre, il serait déplacé de ma part de te faire subir cela. Mais sache que l'unique chose qui me permet de moins souffrir est de savoir que nous finirons par nous retrouver pour enfin être heureux ensemble. J'imagine qu'aujourd'hui tout cela m'effraie, que je ne suis pas prêt pour cette grande aventure. Mais demain tout sera différent, j'aurais besoin de toi dans ma vie... peut-être seras-tu toujours là... peut-être auras-tu fini par chercher le bonheur ailleurs...
Je finirai cette lettre en te demandant pardon pour ces larmes que tu as versées pour moi, pour cette douleur que j'ai fait subir à ton c½ur... mais je ne veux pas que tu doutes de ce que j'ai pu te dire... Je n'ai jamais su te mentir... sache seulement que je t'aime... Je regrette simplement de ne pas être assez courageux pour t'envoyer cette lettre... et que tu n'aies jamais l'occasion de lire ces mots...

# Posté le jeudi 19 juin 2008 16:08

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 14:38

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La nouvelle est arrivée un beau jour du mois de juin... et la réalité m'a sauté aux yeux subitement. il s'avère que je suis d'une banalité exaspérante, sans grand intérêt, rien qu'une chose lisse et neutre... J'ai observé les choses de près. Je n'ai jamais été intelligente, ni la tête pensante d'une classe ou d'un groupe, ni la surdouée. J'ai toujours demeuré dans la moyenne, ni une catastrophe, ni une lumière... Juste une matière grise tout ce qu'il y a de plus normal et moyen... J'ai pour preuve mon échec cuisant à ce fameux concours de l'IUFM... J'ai longtemps fait de la danse, sans être une grande danseuse étoile. J'ai juste su me débrouiller pour être dans le rythme, et tenter de faire quelques progrès par ci par là... Alors j'ai simplement fini par abandonner sans savoir faire rêver les gens... Monter sur scène en sachant bien que ce ne sera pas moi que l'on regardera cette année encore... Et puis soyons honnête, je suis loin d'être ce que l'on appelle une belle fille, ni même jolie... Juste dans la norme là encore, rien de bien éblouissant... Je ne parviens même pas à trouver un pseudo amoureux, ce quelqu'un qui pourrait s'intéresser à moi et peut-être même m'aimer un jour, avec un peu de temps, pour ce que je suis. Je suis et je demeure tout bonnement moi... Mais je commence à me lasser de tout ça, de n'être qu'une personne moyenne, avec l'impression que ce que je rêve ne deviendra peut-être jamais réalité... C'est épuisant de tenter de se faire remarquer sans réellement y parvenir. Je ne suis rien de plus que moi...

A croire qu'il y a ceux qui sont là pour réaliser leurs rêves et vivre leur vie... et qu'il y a les autres, ceux qui tentent de survivre, et qui finissent par comprendre qu'il ne faut pas trop en demander... Aujourd'hui s'est confirmé le groupe auquel j'appartenais. Bien sure que cela fait mal, mais que voulez-vous, il y a des choses sur lesquelles nous n'avons aucune emprise...

# Posté le mercredi 25 juin 2008 15:48

et voilà

et voilà
Si on avait pris le temps de me dire... De me dire que tout s'arrêterait comme cela, ici... à cet instant même... Croyez moi, tout aurait été bien différent. Je m'étais habituée à l'idée que demain existerait encore, moi qui n'ai jamais confiance en rien, j'avais envie de croire au moins à cela, à cet espoir qui me tenait. Je ne voulais pas que cela s'arrête comme ça, je voulais en vivre encore, profiter et me gaver de tout ce qu'on me laissait vivre. Parce que je savais parfaitement que je ne m'en lasserais pas, que je vivais ce qui me comblait... ce qui avait su me rendre heureuse. Quant à savoir ce qui nous est arrivé... La question me trotte toujours dans la tête. En y repensant encore, malgré le monde qui continue à vivre et a me dire qu'il ne faut rien avoir à regretter... je n'ai de cesse de regretter. Les regrets qui collent à la peau, les phrases que j'aurais du dire et celles que j'aurais du taire, les larmes à retenir et à ne pas verser, les jours ou je n'aurais pas du attendre, les moments ou j'aurais du cesser de réfléchir pour simplement profiter d'avantage... Reconnaissons au moins cela... Si nous avions été prévenu de la fin de chacune de nos histoires nous aurions tous fait en sorte de changer la donne, de repousser au plus loin la fin et de vivre plus fort tout ce qu'on nous donnait. Tout est trop fragile, trop friable,... Les choses ont cette tendance à nous glisser des mains et à ne nous laisser que les miettes. Ce qui reste de cette histoire? Trop peu de choses à mon goût... mais il demeure encore trop de choses aux yeux de maman et de beaucoup d'autres. On se croit en colère pour les mots prononcés, les erreurs commises, les rendez-vous oubliés,... Mais le lendemain au réveil il ne nous reste aucune ranc½ur. On pardonne trop de choses trop facilement. On n'en veut à personne... uniquement à soit même, de ne pas être meilleure. Quand l'histoire à filer tout droit et nous a abandonné dans son sillage, nous nous retrouvons avec notre tristesse, assis par terre avec pour compagnie les amis qui savent le mal que nous supportons et le goût amer du regret.

A voir la difficulté avec laquelle nous nous relevons de tout ça, nous aurions tendance à être vacciné contre les histoires et les rencontres. On se referme sur soit même, on crache sur le monde qui nous entoure par peur de devoir souffrir encore.

# Posté le lundi 04 août 2008 15:57